L’Association des Clubs Informels de Kindia, en collaboration avec le Sous-district de Football, a organisé un championnat de football réunissant clubs informels et académies sur plusieurs stades de la ville de Kindia. Pour mieux comprendre les enjeux de cette compétition, notre rédaction a rencontré Monsieur Ibrahima Yattara, secrétaire général de l’association. Il revient sur les objectifs, les difficultés d’organisation et les débats suscités par l’existence de deux championnats dans le paysage footballistique kindianais.Suivez l’entretien réalisé par Abdoulaye Sorro Soumah.
Abdoulaye Sorro: bonjour Monsieur ! Un championnat des clubs informels et académies a démarré à Kindia il y a quelques mois. Qui sont les initiateurs et quel est l’objectif visé ?
Ibrahima Yattara : ce championnat est organisé par l’Association des Clubs Informels de Kindia en collaboration avec le Sous-district de Football. L’objectif principal est de mettre les enfants en activité. Autrefois, on disait que Kindia était la pépinière du football guinéen, et nous voulons relancer cet héritage. Aujourd’hui, quand on regarde le championnat national, on ne retrouve plus beaucoup de jeunes issus de Kindia. C’est donc pour remettre le football à la base et valoriser les jeunes talents que cette compétition a été initiée.

Aboubacar Dramé : organiser une telle compétition nécessite des moyens humains et surtout financiers. Comment parvenez-vous à faire face à ces difficultés, et pourquoi ce retard dans le calendrier ?
Ibrahima Yattara : le championnat n’a bénéficié d’aucun financement extérieur. Ce sont les clubs informels eux-mêmes qui cotisent pour tout, notamment pour le paiement des arbitres. Au début, nous avons été confrontés à la saison pluvieuse. Beaucoup d’enfants tombaient malades à cause de la pluie, ce qui nous a beaucoup affectés. À cela s’est ajouté le manque de moyens financiers pour assurer la continuité du championnat. Nous avons donc décidé de suspendre temporairement la compétition afin de réunir à nouveau les clubs et relancer les cotisations avant de reprendre.
Abdoulaye Sorro : au-delà de l’engagement des initiateurs, on constate une certaine lenteur dans l’achèvement du championnat. Comment est-il organisé ?

Ibrahima Yattara : les matchs qui devaient se jouer la semaine passée, le vendredi et le samedi, ont été reportés à cause de certains programmes. Ils se jouent donc aujourd’hui. Nous sommes actuellement à l’avant-dernière journée. La dernière journée se jouera la semaine prochaine, toujours le vendredi et le samedi. Le championnat est composé de deux poules : la poule A et la poule B. Chaque poule compte 13 clubs, soit un total de 26 clubs informels participants.
Abdoulaye Sorro : à Kindia, deux championnats de football se jouent actuellement. Beaucoup parlent d’une division dans le milieu footballistique local. Que leur répondez-vous ?
Ibrahima Yattara: vu de l’extérieur, on peut avoir l’impression qu’il y a une division, mais pour moi, ce n’est pas le cas. Au départ, le championnat a été organisé en collaboration entre le sous-district et les clubs informels. Certains clubs, venant de zones comme Damakania ou jusqu’à Friguiagbé, adhèrent à notre association. Cependant, le sous-district a précisé que seuls les clubs de la commune urbaine de Kindia pouvaient participer. C’est ce qui a créé cette situation. Mais l’objectif reste le même : montrer que Kindia regorge de talents et mérite sa place dans le football guinéen.
Entretien réalisé par Abdoulaye Sorro Soumah.
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